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Correcteur

information-communication, audiovisuel Code ROME E1305

Correcteur / Correctrice

« L'esprit en alerte, l'oeil acéré, le flair aiguisé, le correcteur traque les fautes de toute nature : de la bête « coquille » (erreur de frappe) au subtil contresens en passant par la classique faute d'accord. Pour que la lecture reste un plaisir. »

Aussi appelé : lecteur / lectrice-correcteur • relecteur / relectrice • réviseur / réviseuse • rewriter

Sommaire de la fiche

Le métier

Le métier en résumé

Envie de devenir correcteur ? Ce métier correspond au profil conventionnel, souvent décrit comme méthodique et rigoureux, complété par le profil investigateur. Il relève du domaine « information-communication ». Missions au quotidien, salaire, formations à suivre... plongez dans notre fiche métier pour vérifier si cette voie est faite pour vous !

Accent grave ou accent aigu ? Majuscule ou minuscule ? Deux « p » ou un seul ? Quels sont le sujet, le temps employés ? Le correcteur passe les textes des professionnels de l'écrit au crible. Journalistes, auteurs, traducteurs, chargés de communication, rédacteurs web, tous attendent la même chose de cet expert de la langue française : qu'il améliore la « copie » (ou « épreuve ») qu'ils lui ont transmise. Son œil de lynx ne doit laisser passer aucune faute d'orthographe, de grammaire, de syntaxe ou de typographie.

Le rôle du correcteur

  • Le correcteur dans les secteurs de l'édition, de la presse ou de la communication d'entreprise, il travaille en relation avec les secrétaires de rédaction ou d'édition ou encore les responsables de produit. Le correcteur peut être salarié d'une entreprise mais la grande majorité travaille à domicile pour plusieurs employeurs. La profession est menacée par les restrictions budgétaires, plus encore que par le recours aux logiciels de correction automatique. Cependant, une nouvelle norme européenne impose la correction des traductions techniques et devrait favoriser l'essor de ce métier dans le secteur de la production.
  • La personne exerçant ce métier durée des études.
  • Cette personne après le bac.
  • La personne en poste 3 ans pour obtenir une licence de lettres, éventuellement complétée par un master métiers du livre et de l'édition (2 ans). Des formations en cours d'emploi sont également proposées aux professionnels.

Rattaché au code ROME : E1305

Missions au quotidien

Objectif zéro faute

C'est le « contrôleur qualité » des textes. À ce titre, il est souvent l'ultime rempart avant la publication finale du document, qu'il s'agisse d'un ouvrage imprimé ou d'une parution sur Internet. Sa lecture est minutieuse et très approfondie : il cherche et relève toutes les erreurs, fautes d'orthographe et de grammaire, fautes typographiques (majuscules, ponctuation...) et syntaxiques (relatives à la construction des phrases).

Style et clarté

Il vérifie aussi le sens et la cohérence du texte. Un oubli, une date erronée, un Louis XIV pour un Louis XVI, et le texte devient confus. Une perte de lisibilité qui entraîne une baisse de crédibilité pour l'auteur et l'éditeur. Ces derniers sont donc les interlocuteurs privilégiés de ce travailleur de l'ombre qui discute avec eux le style et la clarté d'un article ou d'un ouvrage.

Des interventions variables

Selon les recommandations qu'il reçoit et la nature des textes à traiter, l'intervention du correcteur sera sensiblement différente. Dans le cadre de la presse ou de la communication d'entreprise, son travail peut se limiter à la correction orthographique et typographique des documents. En revanche, le traitement d'un texte littéraire ou juridique exige parfois un travail de fond très poussé (recherches, vérifications diverses, suggestions de modifications).

Conditions et environnement de travail

Des secteurs variés

Le correcteur peut exercer dans des secteurs très divers : édition, presse, communication, publicité, administration, Internet, télévision... Et sur des textes de natures très différentes : livres, journaux, revues, rapports, supports numériques ou audiovisuels... Cette variété n'implique pas toujours des responsabilités et des activités équivalentes, en témoignent les différentes appellations du métier (réviseur, rewriter...).

En entreprise ou chez soi

On imagine volontiers le correcteur devant sa copie, tranquillement installé chez lui, bardé de ses dictionnaires. Certes, la profession compte essentiellement des travailleurs « free-lance » exerçant à domicile pour le compte de différents clients. Mais certains professionnels, notamment dans le secteur de la presse, de l'édition et de la communication, travaillent toutefois en entreprise, au sein d'une équipe de rédaction.

Urgence et précarité

Tous les correcteurs ont cependant des délais très courts à respecter, et quand ils ne sont pas salariés, des conditions d'emploi précaires. Souvent rémunéré à la tâche, au nombre de signes par heure, le correcteur doit se faire connaître pour espérer percevoir un salaire convenable. Il n'est pas non plus le solitaire qu'on pourrait croire. Ses partenaires sont multiples : éditeurs, rédacteurs, auteurs, traducteurs... et les négociations sont parfois âpres.

Salaire et profil

Salaire et perspectives d'évolution

Salaire d'un débutant*

de

1 801 à 2 000 €

brut / mois

Quel est le salaire d'un correcteur ? Rémunération, perspectives d'évolution et opportunités : découvrez ce qu'il faut savoir.

Salaire

Salaire du débutant

Entre 1801 et 2000 euros brut par mois

Intégrer le marché du travail

L'efficacité avant tout

L'entrée dans la profession n'exige pas de diplôme spécifique. La qualité et la rapidité d'exécution du travail font la différence avec « l'amateur », celui dont la formation initiale et l'expérience sont insuffisantes. Des formations complémentaires, juridiques, techniques, permettent de se spécialiser. Des évolutions sont possibles vers les métiers de secrétaire de rédaction ou d'édition. Le plus souvent, le correcteur associe une autre compétence à son profil, et exerce par exemple en tant que « rédacteur-correcteur » ou « traducteur-réviseur ».

Victime du pragmatisme économique

Par souci de rentabilité, le travail de relecture est fréquemment pris en charge par les rédacteurs ou les éditeurs. Les logiciels de correction ont également bousculé les habitudes. Le recul est maintenant suffisant pour mesurer les dégâts : les logiciels sont incapables de traiter les subtilités ; le rédacteur n'est pas le mieux placé pour corriger sa copie ; la recrudescence des fautes d'orthographe brouille la lecture sur Internet.

L'avenir en question

Le correcteur va-t-il gagner en légitimité ? Une norme de qualité européenne impose désormais la relecture systématique des documents traduits tels que les manuels d'utilisateur. Les « contrôleurs qualité » des textes techniques ont donc à priori de meilleures perspectives d'évolution que les lecteur-correcteurs des maisons d'édition. Mais ceux-ci se battent pour la reconnaissance du métier. Il reste difficile de se prononcer sur l'avenir de cette profession aux multiples facettes.

* Chiffre repris du texte de la fiche pour un débutant ou une débutante. Il peut varier selon le secteur, l'employeur et la région.

Rattaché au code ROME : E1305

Profil idéal et compétences souhaitées

Culture générale

Au-delà de l'aisance rédactionnelle, de la parfaite maîtrise de la langue française et des règles typographiques, le correcteur doit avoir développé une réelle intelligence de l'écrit. En s'appuyant notamment sur sa grande culture générale : aucun diplôme n'est exigé pour exercer le métier, mais sans bagage suffisant, mieux vaut avoir suivi un cursus généraliste.

Goût de la précision

Le correcteur doit aussi accorder une importance quasi obsessionnelle au mot juste, en s'attachant à traquer l'expression incorrecte, la tournure trop alambiquée. Ce travail d'investigation demande de la curiosité, de la rigueur, un sens critique développé et requiert de grandes capacités d'attention et de concentration.

Capacités d'adaptation

Le correcteur connaît les contraintes propres au support (papier, audio, numérique), prend en compte la demande de l'employeur, le contexte, le produit de l'entreprise, le public ciblé, etc. Il suit la ligne éditoriale d'une maison d'édition ou de presse, il respecte les intentions et le style des rédacteurs. Une grande ouverture d'esprit, un côté créatif et, dans l'édition plus qu'ailleurs, beaucoup de sensibilité et de psychologie sont nécessaires. La pratique des outils informatiques est également un plus à ne pas négliger.

Profil de ce métier

Le modèle RIASEC est une méthode d'orientation professionnelle qui identifie 6 types de personnalités au travail. Le métier de correcteur pourrait tout à fait vous convenir si vous êtes attiré(e) par les environnements méthodiques, de contrôle ou de gestion de données nécessitant de la vérification, du calcul ou des audits.

Conventionnel

Personnalité principale

Le profil conventionnel préfère les situations structurées, les règles claires et les données précises. Il excelle dans l'organisation, la gestion de l'information, la comptabilité et le respect des processus. Si ce profil vous correspond, les missions principales et l'environnement de travail ont de fortes chances de vous plaire.

Investigateur

Personnalité secondaire

Le profil investigateur est axé sur la réflexion, la logique et la compréhension des phénomènes. Il aime analyser, résoudre des problèmes complexes, chercher des explications et acquérir des connaissances. Si vous possédez également ce trait de personnalité, cela sera un véritable atout pour enrichir votre pratique de ce métier.

Se former et trouver un emploi

S'informer et se former au métier

Quelles sont les études recommandées pour devenir correcteur ? Du diplôme idéal aux voies alternatives, voici les parcours à privilégier pour atteindre votre objectif professionnel.

Aucun diplôme spécifique ne prépare au métier de correcteur. Le niveau de culture générale requis impose néanmoins d'avoir suivi des études supérieures.

Des stages qualifiants proposés par des organismes reconnus (comme CFPJ, le Centre d'écruture et de la Communication, l'Asfored...) permettent de former les professionnels de l'écrit, de l'information et de la communication au métier de correcteur. Le Greta de la création, du design et des métiers d'art (GRETA CDMA) propose aux professionnels une formation de 6 mois permettant d'obtenir le titre "Lecteur-correcteur en communication écrite" niveau bac +2.

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Questions fréquentes sur le métier

Retrouvez les réponses aux questions les plus courantes concernant le métier de correcteur.

Sous quels autres intitulés rechercher des offres d'emploi ?

Sur les sites d'emploi, les recruteurs utilisent des titres variés pour désigner le métier de correcteur. Pour élargir vos recherches, vous pouvez utiliser les intitulés suivants :

Lecteur / lectrice-correcteurRelecteur / relectriceRéviseur / réviseuseRewriter
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Lexique associé au métier

information

Action d’informer autrui ou de s’informer soi-même.

audiovisuel

1. Qui regroupe le son et l’image. 2. Secteur industriel qui regroupe les métiers du son et de l'image notamment la radio, la télévision, le cinéma, les productions et l’internet.

journalisme

Profession de journaliste.

édition

Impression, publication et diffusion d’une œuvre artistique (livre, musique, objet d’art, etc). soit qu’elle paraisse pour la première fois, soit qu’elle ait déjà été imprimée ; ou les séries successives des exemplaires qu’on imprime pour cette publication.

publicité

Notoriété publique.

industries

1. Pluriel de industrie. 2. Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe industrier.

graphiques

1. Pluriel de graphique. 2. Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe graphiquer.