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Médecin humanitaire

santé, social, sport Code ROME J1102

Médecin humanitaire

« Généraliste ou spécialiste, le médecin humanitaire a une triple mission : soigner des populations dans un contexte de crise, mettre en place des programmes de prévention et de développement des soins, former des équipes médicales sur place. »

Sommaire de la fiche

Le métier en résumé

Envie de devenir médecin humanitaire ? Ce métier correspond au profil investigateur, souvent décrit comme précis et rationnel, complété par le profil conventionnel. Il relève du domaine « santé ». Missions au quotidien, salaire, formations à suivre... plongez dans notre fiche métier pour vérifier si cette voie est faite pour vous !

Le médecin urgentiste est un professionnel spécialisé dans la prise en charge médicale des patients en situation d'urgence.

Le rôle du médecin humanitaire

  • Le médecin humanitaire diagnostique et traite les cas médicaux graves et traumatisants dans les services d'urgence.
  • Cette personne intervient auprès des équipes paramédicales pour fournir des soins immédiats en prenant des décisions rapides et cruciales.
  • La personne exerçant ce métier effectue des interventions d'urgence et des procédures de réanimation pour sauver des vies.
  • La personne en poste assure le suivi des patients en situation critique jusqu'à leur stabilisation.
  • Cette personne gère la documentation médicale et les rapports de cas d'urgence.
  • La personne exerçant ce métier participe à la formation continue et aux exercices de simulation d'urgence.

Profil de ce métier

Le modèle RIASEC est une méthode d'orientation professionnelle qui identifie 6 types de personnalités au travail. Le métier de médecin humanitaire pourrait tout à fait vous convenir si vous êtes attiré(e) par les environnements méthodiques et d'investigation rigoureuse basés sur le traitement de données complexes, la statistique ou l'archivage.

Investigateur

Personnalité principale

Le profil investigateur est axé sur la réflexion, la logique et la compréhension des phénomènes. Il aime analyser, résoudre des problèmes complexes, chercher des explications et acquérir des connaissances. Si ce profil vous correspond, les missions principales et l'environnement de travail ont de fortes chances de vous plaire.

Conventionnel

Personnalité secondaire

Le profil conventionnel préfère les situations structurées, les règles claires et les données précises. Il excelle dans l'organisation, la gestion de l'information, la comptabilité et le respect des processus. Si vous possédez également ce trait de personnalité, cela sera un véritable atout pour enrichir votre pratique de ce métier.

Rattaché au code ROME : J1102

Missions au quotidien

Savoir-faire attendus dans ce métier : réaliser un diagnostic médical et renseigner, mettre à jour une documentation technique.

Urgence ou développement

Le médecin humanitaire intervient dans différents contextes : soins d'urgence lors de conflits ou de catastrophes, mise en place de services de santé de post-urgence, ou programmes de santé orientés vers la prévention et l'éducation à la santé, sur du long terme.

Adapter ses soins

Le médecin humanitaire, généraliste ou spécialiste, prescrit et soigne lors de consultations dans des centres mobiles ou des hôpitaux. En situation de crise, il doit adapter sa pratique à des moyens techniques limités. Il faut parfois faire face à des pénuries de médicaments et de matériel, mais aussi d'équipements tels que les radios ou les examens biologiques. Une grande sûreté de diagnostic est alors nécessaire.

Planifier et manager

Dans le cadre d'un programme de développement, le médecin humanitaire évalue les besoins de la population et met en place des actions de prévention : programmes axés sur la tuberculose, les maladies tropicales, le VIH, la drogue... Médecin nutritionniste, il peut piloter des projets de prévention de la malnutrition et mettre en place des centres de renutrition. Quel que soit le contexte, il encadre des infirmiers et du personnel local. Et peut être amené à analyser l'offre de santé du secteur (enquête sur les centres de soins d'une région, par exemple).

Conditions et environnement de travail

Camp de transit et hôpital

Le médecin humanitaire travaille pour une ONG (organisation non gouvernementale) dans un pays où celle-ci assure un programme d'urgence ou de développement. Sur place, il exerce dans un dispensaire, un hôpital, un camp de réfugiés ou au sein d'une équipe mobile. En urgence, il peut intervenir lors de conflits armés, de catastrophes naturelles, d'épidémies...

Pour des raisons de sécurité et selon les zones, il y a parfois des règles à suivre impérativement : interdiction de se déplacer seul et à pied dans le pays ; couvre-feu le soir...

En France aussi, on peut pratiquer la médecine humanitaire, auprès de populations n'ayant pas accès au système de soins classique.

Avec des équipes locales

En fonction du programme de la mission, différents moyens sont mis en oeuvre : consultations et soins, enquêtes épidémiologiques, enquêtes nutritionnelles, réunions d'information et de formation. Le médecin humanitaire collabore avec d'autres soignants (sages-femme, infirmiers, etc.) et avec les équipes locales. Il a un rôle pédagogique primordial auprès de celles-ci. Un programme de développement se poursuit après le départ de la mission humanitaire.

Salaire et perspectives d'évolution

Quel est le salaire d'un médecin humanitaire ? Rémunération, perspectives d'évolution et opportunités : découvrez ce qu'il faut savoir.

Salaire

Salaire du débutant

Variable en fonction de la mission, du statut et de l'employeur. Tous les frais sont pris en charge : transport, logement, nourriture

Intégrer le marché du travail

Des volontaires

La plupart des ONG (organisations non gouvernementales) recrutent leur personnel expatrié sous statut de volontaire. Les volontaires de la solidarité internationale bénéficient de la prise en charge du transport, de l'hébergement et des frais de vie sur place, de la couverture sociale et d'une indemnité mensuelle. Le volontariat médical s'insère relativement facilement dans la continuité d'une carrière.

En lien avec la France

Les missions durent de quelques mois à 1 an. Les médecins libéraux alternent souvent missions et remplacements de médecins en France. Ceux qui ont participé à des actions de santé publique éprouvent parfois le besoin de continuer dans cette voie, de retour en France. Côté spécialités techniques (chirurgiens, anesthésistes), les missions sont souvent très brèves (1 à 2 semaines).

De la coordination

Avec de l'expérience, le médecin humanitaire peut évoluer vers la gestion de programmes de santé humanitaire. Le coordinateur médical participe à l'analyse des besoins. Il élabore aussi des projets en relation avec les autorités locales. Certains médecins accèdent à des postes de coordinateur au siège de l'ONG.

Rattaché au code ROME : J1102

Profil idéal et compétences souhaitées

Généraliste ou spécialiste

Les missions humanitaires font appel à des médecins généralistes et spécialistes. Les formations en nutrition, santé publique et communautaire, épidémiologie, maladies parasitaires, médecine tropicale, maladies infectieuses et médecine d'urgence sont un atout. Les pathologies et les traitements diffèrent souvent des pratiques occidentales.

Du sang-froid

Un contexte de crise impose des conditions de travail précaires. Par exemple, mener un accouchement sans eau ni électricité. De plus, il faut parfois interrompre une consultation pour respecter les règles de sécurité. Proche du patient, le médecin humanitaire prend en compte la culture de la population qui l'entoure. Il doit comprendre son fonctionnement et le respecter. Le travail quotidien avec le personnel local permet d'assimiler ces règles.

24 heures sur 24

Il arrive qu'un chirurgien opère 24 heures d'affilée sur des sites de catastrophe. Ce métier demande une bonne résistance physique. Ainsi que la capacité à s'adapter à un mode de vie peu confortable et en communauté. Il faut donc être curieux et ouvert d'esprit puisque l'on travaille avec des gens venus de tous horizons.

Qualités

  • Je souhaite prendre soin des autres
  • Je souhaite transmettre
  • Je sais faire preuve de rigueur et de précision
  • Je sais faire preuve de réactivité
  • Je sais faire preuve de contrôle de soi

Savoir-faire

  • Réaliser un diagnostic médical
  • Renseigner, mettre à jour une documentation technique
  • Appliquer un cadre juridique ou réglementaire
  • Enseigner, développer des compétences

S'informer et se former au métier

Quelles sont les études recommandées pour devenir médecin humanitaire ? Du diplôme idéal aux voies alternatives, voici les parcours à privilégier pour atteindre votre objectif professionnel.

Les ONG recrutent aussi bien des médecins généralistes que spécialistes. Les internes titulaires de la licence de remplacement peuvent également être recrutés. Pratique de l'anglais indispensable.

Entre 9 ans et 11 ans sont nécessaires pour former un médecin humanitaire. Des études longues à l'université, qui débouchent sur le diplôme d'État de docteur en médecine. Le cursus se déroule en quatre grandes étapes :

La formation commence par une 1ère année de licence, avec option santé (L.AS) ou un parcours spécifique « accès santé » (PASS) organisés dans les universités.  

Les 2e et 3e années : enseignement des bases théoriques de la médecine et premiers stages hospitaliers. En fin de 3e année, obtention du diplôme de formation générale en sciences médicales, niveau licence.

Les 4, 5e et 6e années : acquisition d'une formation médicale complète et de plus en plus de pratique hospitalière. A la fin de la 6e année, l'étudiant passe l'ECN (examen classant national). Le choix de la spécialité et/ou de la région où il effectuera son internat dépend de ses résultats et de son rang de classement. A noter : dans le cadre de la réforme du 2ème cycle des études médicales, l'Epreuve classante nationale (ECN) devrait être prochainement supprimée.

L'internat : d'une durée de 3 à 6 ans selon la spécialité, il constitue une plongée dans le métier. Il se conclut par une thèse qui permet l'obtention du diplôme d'État de docteur en médecine.

Tout interne ayant validé 3 semestres dont le stage chez un praticien peut demander une licence de remplacement qui permet de s'engager dans certaines ONG.

Les médecins peuvent suivre une formation en 2 ans conduisant à une capacité en médecine tropicale ou en médecine d'urgence. Ces spécialisations sont recherchées par les ONG.

 

Formations et parcours conseillés

Voici une liste non exhaustive des formations et diplômes fréquemment demandés par les recruteurs pour ce poste :

  • CAPME diplôme de capacité de médecine d'urgence
  • Diplôme d'études spécialisées complémentaires médecine d'urgence
  • Diplôme d'études spécialisées médecine d'urgence

Connaissances idéales

En plus des compétences pratiques, la maîtrise des connaissances théoriques suivantes est un atout majeur :

Techniques de réanimation Protocoles de soins d'urgence Sciences paramédicales Anesthésie / réanimation Procédures de désinfection d'équipements médicaux Techniques de communication avec les patients Techniques de réanimation cardio-pulmonaire (RCP) Techniques d'intubation d'urgence Formation continue en médecine d'urgence Protocoles de triage en urgence Principes de l'éthique médicale en situation d'urgence Traumatologie Classification Commune des Actes Médicaux (CCAM) Classification Internationale des Maladies (CIM) Gestion du stress en situation d'urgence Procédures d'urgence et de sécurité Médecine d'urgence

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Questions fréquentes sur le métier

Retrouvez les réponses aux questions les plus courantes concernant le métier de médecin humanitaire.

Quels diplômes ou formations sont les plus adaptés ?

Les profils recherchés peuvent varier d'une entreprise à l'autre, mais voici les parcours et diplômes généralement recommandés pour accéder à ce type de poste :

  • Cet emploi est accessible avec un bac + 11 Diplôme d'État de docteur en médecine et une spécialisation complémentaire en médecine d'urgence.
  • Les compétences en gestion des situations d'urgence et en soins intensifs sont essentielles
  • Ces diplômes sont obligatoires pour exercer ce métier en France
Quelles compétences techniques (hard skills) sont utiles pour ce métier ?

Chaque profession fait appel à des savoir-faire précis. Voici les principales compétences techniques qui vous seront utiles au quotidien :

Identifier les signes cliniques d'urgenceAppliquer les protocoles d'urgence adaptés à chaque situationEvaluer la douleur des patients et ajuster les soinsRéaliser les soins d'urgence ou organiser les modalités d'hospitalisation, de décontamination, etc. lors de situations d'accidents, d'intoxication, etcFournir un soutien émotionnel aux patients et à leurs famillesEtablir des protocoles pour les situations d'urgenceDéterminer les besoins thérapeutiques et réaliser les soins médicauxCollaborer avec les équipes multidisciplinaires pour le suivi des patientsActualiser le dossier médical du patient
Quelles qualités humaines (soft skills) correspondent à ce métier ?

La personnalité joue un rôle majeur dans l'épanouissement professionnel. Les traits de caractère suivants correspondent particulièrement bien à l'exercice de cette profession :

Je souhaite prendre soin des autresJe souhaite transmettreJe sais faire preuve de rigueur et de précisionJe sais faire preuve de réactivitéJe sais faire preuve de contrôle de soi
Quels sont les métiers similaires ou liés à ce domaine ?

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Lexique associé au métier

médical

Ce qui a trait à la médecine ou à la santé.

généraliste

1. Qui est d'ordre général. 2. Se dit d'un médecin (médecin généraliste) exerçant la médecine générale.

spécialiste

1. Qui maitrise une spécialité, expert. 2. Celui, celle qui se spécialise dans une branche d’études.

missions

1. Pluriel de mission. 2. Première personne du pluriel de l’imparfait du subjonctif de mettre.