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Conseiller en fusion-acquisition / Conseillère en fusion-acquisition
« Rachat de sociétés, vente de filiales, fusions : la conseillère ou le conseiller en fusions-acquisitions guide les entreprises dans la réalisation d'opérations financières complexes. Un métier où l'intuition et le sens des affaires sont essentiels. »
Aussi appelé : analyste en fusions-acquisitions • banquier conseil M&A (mergers and acquisitions) / banquière conseil M&A (mergers and acquisitions) • chargé d'affaires en fusions-acquisitions / chargée d'affaires en fusions-acquisitions • manager mergers and acquisitions • responsable des fusions-acquisitions
Sommaire de la fiche
Le métier
Le métier en résumé
Envie de devenir conseiller en fusion-acquisition ? Ce métier correspond au profil entreprenant, souvent décrit comme leader et persuasif, complété par le profil investigateur. Il relève du domaine « banque ». Missions au quotidien, salaire, formations à suivre... plongez dans notre fiche métier pour vérifier si cette voie est faite pour vous !
Le conseiller en fusion et acquisition (F&A) assiste les entreprises dans leurs opérations de fusion, d'acquisition, de cession ou de réorganisation, jouant un rôle stratégique en analysant les opportunités de croissance et de synergie entre les différentes entités.
Le rôle du conseiller en fusion-acquisition
- Le conseiller en fusion-acquisition évalue les entreprises cibles pour des fusions ou acquisitions.
- La personne exerçant ce métier négocie les termes et conditions des transactions.
- La personne en poste coordonne avec les équipes juridiques et financières pour finaliser les accords.
- Cette personne analyse les impacts financiers et stratégiques des opérations.
- La personne exerçant ce métier conseille les entreprises sur les meilleures stratégies de croissance par acquisition.
- La personne en poste assure le suivi post-acquisition pour intégrer les opérations et les cultures d'entreprise.
Rattaché au code ROME : M1201
Missions au quotidien
Savoir-faire attendus dans ce métier : conseiller une organisation, une structure et réaliser un audit financier.
Conseiller en amont
Achat, vente, fusion ou introduction en Bourse sont autant d'opérations financières qui nécessitent l'intervention du conseiller ou de la conseillère en fusions-acquisitions. Sa mission : dénicher les bonnes affaires ! Il ou elle sait détecter, pour ses clients, les cibles potentiellement rentables en suivant de très près l'actualité du marché et en s'appuyant sur une vraie culture spécialisée et sectorielle.
Remporter un appel d'offres
Après avoir évalué les facteurs de risque et construit un dossier financier et juridique complet, le conseiller ou la conseillère en fusions-acquisitions doit démontrer l'intérêt stratégique de l'opération au client. Le montage des dossiers prend plusieurs mois au minimum - voire 2 ans - mais sans aucune certitude de conclure l'affaire. Toutes les banques sont en compétition pour obtenir les mandats de conseils : un carnet d'adresses bien rempli fait souvent la différence !
Piloter les transactions
Lorsque ses propositions sont acceptées, le conseiller ou la conseillère en fusions-acquisitions s'entoure de juristes, d'économistes et d'autres experts. Son activité passe ensuite du conseil à la négociation et au pilotage de la transaction. Il ou elle s'implique dans les phases de valorisation et de rédaction des protocoles d'accord qui précèdent la conclusion de l'affaire.
Conditions et environnement de travail
Banque ou entreprise
Le conseiller ou la conseillère en fusions-acquisitions peut travailler dans une banque d'affaires ou dans un cabinet de conseil financier. Il ou elle peut aussi intégrer directement une grande entreprise. En effet, les grands groupes préfèrent employer leurs propres conseillers pour mener à bien leur stratégie.
Entouré de spécialistes
Le plus souvent, le conseiller ou la conseillère travaille avec une équipe de spécialistes en droit, en fiscalité ou en marchés financiers. Certaines banques organisent leur département fusions-acquisitions par spécialités. Chaque collaborateur ou collaboratrice ne travaille alors que sur un type d'opération : les dossiers de fusion-rachat de sociétés ou encore ceux d'introduction en Bourse. Le travail peut également être réparti par secteurs spécifiques : automobile, industrie ou télécommunications.
Avec de l'expérience
Plus le conseil est expérimenté, plus il faut s'investir dans l'élaboration des opérations et participer aux négociations. La nature du travail dépend aussi de la taille du projet, et l'importance de la mission conditionne le nombre d'équipiers.
Salaire et profil
Salaire et perspectives d'évolution
à partir de
3 300 €
brut / mois
Quel est le salaire d'un conseiller en fusion-acquisition ? Rémunération, perspectives d'évolution et opportunités : découvrez ce qu'il faut savoir.
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 3300 euros brut par mois
Intégrer le marché du travail
Plus nombreux, plus compétitifs
La mondialisation a multiplié les contrats (ou deals) potentiels et les a rendu de plus en plus complexes. Cette évolution du marché a poussé à une professionnalisation accrue des conseillers en fusions-acquisitions. Plus nombreux et plus compétitifs, ces spécialistes acceptent la mobilité, y compris à l'international.
Vers des postes de direction
Les jeunes diplômés débutent généralement comme auditeurs ou analystes juniors avant d'acquérir une certaine expertise. C'est un métier très formateur. L'évolution classique consiste à mener des transactions de plus en plus nombreuses et importantes. Autour de la trentaine, on peut devenir senior. Si les possibilités d'évolution vers d'autres filières restent limitées, le métier ouvre vers des postes de direction comme directeur financier d'une entreprise cliente ou associé-gérant dans une banque spécialisée dans le conseil aux entreprises.
* Chiffre repris du texte de la fiche pour un débutant ou une débutante. Il peut varier selon le secteur, l'employeur et la région.
Rattaché au code ROME : M1201
Profil idéal et compétences souhaitées
Expertise et sens du risque
Ce métier exige des compétences en finance et en droit, mais également des connaissances sur les activités commerciales et comptables. Au quotidien, les qualités personnelles du conseiller ou de la conseillère sont essentielles. Il faut puiser dans ses ressources de réactivité et dans sa capacité d'analyse pour le diagnostic des situations, mais aussi dans sa créativité et son sens du risque pour la conception des scénarios financiers.
Bon relationnel
Les opérations de rapprochement d'entreprises sont d'une extrême complexité. Celle-ci est due aussi au nombre d'acteurs impliqués dans le processus : dirigeants, banquiers, experts-comptables, conseils, acquéreurs, etc. Intervenant à toutes les étapes de la transaction, le conseiller ou la conseillère doit savoir s'adapter à son interlocuteur et avoir de vrais talents de négociateur.
Globe-trotter polyglotte
Dans un contexte de mondialisation, il est indispensable d'être parfaitement bilingue, voire trilingue. Très souvent en déplacement à travers le monde, le conseiller ou la conseillère doit également faire preuve d'une totale disponibilité.
Qualités
- J'ai le souci du détail
- J'aime communiquer, convaincre
- J'aime manier les chiffres
- Je sais faire preuve de réactivité
- Je sais organiser mon travail selon les priorités et les objectifs
- Je sais faire preuve de leadership
Savoir-faire
- Conseiller une organisation, une structure
- Réaliser un audit financier
- Réaliser une étude de marché, évaluer le potentiel d'un produit ou service
- Collecter et analyser des données, des informations
Profil de ce métier
Le modèle RIASEC est une méthode d'orientation professionnelle qui identifie 6 types de personnalités au travail. Le métier de conseiller en fusion-acquisition pourrait tout à fait vous convenir si vous êtes attiré(e) par les environnements de stratégie d'entreprise, de développement ou de direction s'appuyant sur des analyses de données ou de la veille.
Entreprenant
Personnalité principaleLe profil entreprenant aime diriger, décider, convaincre et mener des projets à bien. Il a le goût du leadership, de la performance, de la prise de risque et aime exercer une influence sur son entourage. Si ce profil vous correspond, les missions principales et l'environnement de travail ont de fortes chances de vous plaire.
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En savoir plus sur le profil entreprenantInvestigateur
Personnalité secondaireLe profil investigateur est axé sur la réflexion, la logique et la compréhension des phénomènes. Il aime analyser, résoudre des problèmes complexes, chercher des explications et acquérir des connaissances. Si vous possédez également ce trait de personnalité, cela sera un véritable atout pour enrichir votre pratique de ce métier.
Ce profil vous ressemble ?
En savoir plus sur le profil investigateurSe former et trouver un emploi
S'informer et se former au métier
Quelles sont les études recommandées pour devenir conseiller en fusion-acquisition ? Du diplôme idéal aux voies alternatives, voici les parcours à privilégier pour atteindre votre objectif professionnel.
Le niveau de qualification pour ce poste est élevé. Les banques d'affaires recrutent des jeunes diplômés des meilleurs écoles de commerce et d'ingénieurs, souvent titulaires de mastères spécialisés et/ou de MBA en finance.
Les masters universitaires en finance d'entreprise, ingénierie financière ou comptabilité, contrôle, audit sont une autre possibilité. Idéalement, ce cursus se complète avec un diplôme de la filière expertise comptable (DSCG ou DEC) ou un mastère spécialisé. Une première expérience en audit ou en banque d'affaires est souvent demandée.
Formations et parcours conseillés(13)
Voici une liste non exhaustive des formations et diplômes fréquemment demandés par les recruteurs pour ce poste :
- Diplôme d'école supérieure de commerce et de gestion (ou MBA - master of business administration) (recherche Google, s'ouvre dans un nouvel onglet)
- Diplôme supérieur de comptabilité et de gestion (DSCG) (recherche Google, s'ouvre dans un nouvel onglet)
- Diplôme d'école d'ingénieur (ingénierie financière) (recherche Google, s'ouvre dans un nouvel onglet)
- Master droit et finance ; finance ; monnaie, banque, finance, assurance ; comptabilité, contrôle, audit (recherche Google, s'ouvre dans un nouvel onglet)
- Niveau bac + 6 et plus (recherche Google, s'ouvre dans un nouvel onglet)
- Diplôme d'expertise comptable (DEC) (recherche Google, s'ouvre dans un nouvel onglet)
- Mastère spécialisé dans le domaine de la finance (recherche Google, s'ouvre dans un nouvel onglet)
- Diplôme d'études supérieures en marketing, gestion commerciale et management international (programme grande école) (recherche Google, s'ouvre dans un nouvel onglet)
- Diplôme en management et gestion des entreprises (programme grande école) (recherche Google, s'ouvre dans un nouvel onglet)
- Diplôme d'études supérieures de gestion (recherche Google, s'ouvre dans un nouvel onglet)
- Diplôme d'études supérieures en management (programme grande école) (recherche Google, s'ouvre dans un nouvel onglet)
- Master mention droit des affaires (recherche Google, s'ouvre dans un nouvel onglet)
- Diplôme en gestion des entreprises (MIM) (recherche Google, s'ouvre dans un nouvel onglet)
Vidéos sur le métier(5)
Rien de tel que l'image pour se projeter dans un métier ! Voici des vidéos pour découvrir ce métier plus concrètement.
M&A : TOUT COMPRENDRE sur le conseil en fusions-acquisitions (2024)
Par NelFinance
M&A : Tout comprendre sur les opérations de fusions-acquisitions
Par Planète Grandes Écoles
La fusion-acquisition, c'est quoi ? (définition, aide, lexique, tuto, explication)
Par Infonet
Rôle du conseil en Fusions Acquisitions
Par infocession
Nicolas : Analyste Fusion / Acquisition
Par FBFFranceVoir plus de vidéos
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Connaissances idéales(17)
En plus des compétences pratiques, la maîtrise des connaissances théoriques suivantes est un atout majeur :
Aller plus loin
Autres métiers
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Questions fréquentes sur le métier
Retrouvez les réponses aux questions les plus courantes concernant le métier de conseiller en fusion-acquisition.
Sous quels autres intitulés rechercher des offres d'emploi ?
Sur les sites d'emploi, les recruteurs utilisent des titres variés pour désigner le métier de conseiller en fusion-acquisition. Pour élargir vos recherches, vous pouvez utiliser les intitulés suivants :
Quels diplômes ou formations sont les plus adaptés ?
Les profils recherchés peuvent varier d'une entreprise à l'autre, mais voici les parcours et diplômes généralement recommandés pour accéder à ce type de poste :
- Cet emploi est accessible avec un Master ou un diplôme d'École de commerce (Bac +5). Une certification AMF (Autorité des Marchés Financiers) peut être un atout, bien qu'elle ne soit pas obligatoire.
Quelles compétences techniques (hard skills) sont utiles pour ce métier ?
Chaque profession fait appel à des savoir-faire précis. Voici les principales compétences techniques qui vous seront utiles au quotidien :
Quelles qualités humaines (soft skills) correspondent à ce métier ?
La personnalité joue un rôle majeur dans l'épanouissement professionnel. Les traits de caractère suivants correspondent particulièrement bien à l'exercice de cette profession :
Quels sont les métiers similaires ou liés à ce domaine ?
Si ce domaine vous intéresse, d'autres professions font appel à des compétences proches ou évoluent dans le même environnement. Voici quelques métiers connexes à découvrir :
Lexique associé au métier
banque
1. Commerce de l'argent et du crédit qui consiste à recevoir des capitaux en compte courant avec ou sans intérêt ; à échanger des effets ou à les escompter avec des espèces, à des taux et moyennant des commissions variables ; à exécuter pour le compte de tiers toutes opérations de ce genre et à se charger de tous services financiers ; à créer et à émettre des lettres de change ; d’une façon générale, commercer de l’argent, ainsi que des titres et valeurs. 2. Variante de bangue, selon le « banque », dans Antoine de Rivarol, Dictionnaire classique de la langue française, 1827. 3. Première personne du singulier de l’indicatif présent de banquer.
immobilier
1. Qui est immeuble ou composé de biens immeubles. 2. Le commerce d’immeubles.
finances
1. Pluriel de finance. 2. Deuxième personne du singulier du présent de l’indicatif de financer.
expertise
1. Examen, estimation d’un bien faits par un expert. 2. Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe expertiser.